samedi, 20 novembre 2010
Aigri-man déménage!
Pour des raisons motivées par rien du tout et juste pour emmerder le monde, j'ai décidé de déménager.
Donc mettez-vous favoris à jour, car à partir d'aujourd'hui les petits billets d'Aigri-man, c'est ici.
A très bientôt pour de nouvelles aventures!
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mardi, 12 octobre 2010
Interlude lexical : la quenelle
Avant de pousser plus avant le rocambolesque récit de mes péripéties en sol irlandais j’aimerais faire une petite parenthèse afin de vous parler d’un terme que vous allez croiser à de nombreuses reprises dans les textes qui vont suivre et dont je ne voudrais pas que le sens vous échappe (il faut dire qu’il est particulièrement équivoque). Je veux bien sûr parler de la quenelle. Je dis bien sûr parce que si vous êtes malin vous avez lu le titre de ce post ; si ce n’est pas le cas désolé mais vous êtes con. Eh oui c’est complètement injuste et arbitraire mais je fais ce que je veux.
Revenons-en donc à la quenelle. Ne vous fiez pas à son fort potentiel rigolo, intrinsèque à une orthographe improbable couplée à une sonorité insolite : la quenelle n’est pas votre amie.
Explications :
La quenelle est une spécialité culinaire lyonnaise.
La quenelle nature se compose obligatoirement de semoule de blé dur ou de farine, de beurre, d’œufs, de lait et/ou d’eau et d’assaisonnements.
On prépare d'abord la pâte à quenelle, appelée panade avec la farine ou la semoule et l’eau ou le lait. La panade est chauffée pour être desséchée, puis éventuellement refroidie. Avant d'être consommées, les quenelles sont préparées en sauce à la tomate, aux écrevisses ou béchamel (préparée avec une sauce aux écrevisses, aux carottes, au céleri, et au cognac, elles sont dites quenelles sauce Nantua). Elles sont souvent gratinées. Les quenelles doublent de volume lors de leur préparation.
Le texte parfaitement chiant ci-dessus est extrait de Wikipedia, qui est le premier lien sur lequel on tombe quand on tape « quenelle » dans Google (oui, je donne des noms, je suis comme ça moi, je balance).
Rien de bien méchant, me direz-vous… Et c’est bien là que vous vous trompez, puisque ce sens universellement reconnu est en réalité un trompe-l’œil, une façade grossière qui ne résiste pas longtemps au regard perçant de l’initié. Non, en vérité je vous le dis : la quenelle a une signification bien plus vile. Et quoi de mieux que quelques exemples pour l’illustrer ?
Vous marchez dans la rue, à la recherche d’un endroit où déjeuner. Un écriteau à l’entrée d’une brasserie vous vante les mérites de la « Formule à 12 euros » comprenant une entrée et un plat. Alléché par ce menu, vous entrez et passez commande. Au moment de payer vous vous apercevez que pour tout ce que vous avez choisi, il y avait un supplément (signalé par un microscopique astérisque que vous aviez pris pour une crotte de mouche). On vous facture également l’eau et le pain ; au final vous payez 16 euros. Quenelle.
Vous vous rendez à un concert gratuit. A l’entrée, on vous dit de passer au vestiaire. « Mais je veux garder ma veste ! » vous récriez-vous, sachant déjà pertinemment comment tout cela va finir. Et bien c’est pas possible, vous êtes OBLIGE de passer au vestiaire. Et c’est 5 euros. Quenelle.
Après le concert vous avez faim. Refroidi par les deux quenelles précédentes vous cherchez un petit restau sympa en vous jurant qu’on ne vous y reprendra plus, non mais sans blague. Et là PAN : autre écriteau, autre « Formule à 12 euros ». Flairant l’arnaque mais n’ayant pas trop le temps, vous vous dites que les plats de base sans supplément vous suffiront. Epluchant scrupuleusement la carte, lisant le moindre texte, chassant l’astérisque (ah non, ça c’était une crotte de mouche), vous commandez, rassuré quant à la bonne foi de cet aimable et sympathique restaurateur. Au moment de payer il regarde votre carte de crédit d’un air (faussement) désolé en disant « Ah on ne prend pas la carte en-dessous de 15 euros ! ». Il va sans dire que ce gros dégueulasse de mauvaise foi qui viole sans doute des animaux morts dans son arrière-boutique quand il n’a pas de clients ne prend pas les chèques. Il va également sans dire que vous avez lâché vos derniers restes de liquide à la brasserie de l’autre escroc syphilitique qui sert de la viande humaine et au vestiaire du proxénète d’enfants aveugles. Finalement vous payez vos 15 euros par carte et rentrez chez vous dégoûté du genre humain.
Quenelle.
Quenelle.
Et encore quenelle.
EDIT : On me fait remarquer dans mon oreillette que le terme "quenelle" ainsi utilisé provient de Dieudonné, ce que j'ignorais. Dieudonné si tu me lis je ne voulais pas te spolier de ta création!
14:39 Publié dans Blog, Divers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 17 mars 2010
Aigri-man a un chat!
Ne me demandez surtout pas comment c'est arrivé... Tout a été très vite, je n'ai pas encore compris ce qui s'est passé et de toute façon c'est trop tard.
Comme au lendemain d'une soirée un peu trop arrosée, j'erre sans but dans mon appartement en désordre, enjambant de-ci de-là un cordon d'alimentation d'ordinateur, une pile de bouquins, la vaisselle de la semaine dernière (plus de place dans l'évier). Tout en bâillant je me gratte machinalement une fesse, la droite comme d'habitude (eh oui quand je bâille je me gratte une fesse, je pense bien que vous êtes content de l'apprendre).
Comme j'ai un peu froid aux pieds je me penche pour saisir une chaussette par terre, elle est noire. Comme toutes mes chaussettes. Moi j'achète toujours mes chaussettes noires et par lot de 20 paires, puis je jette toutes mes anciennes. C'est plus facile pour faire les paires après, mais je m'égare (vous pouvez néanmoins prendre note de cette astuce astucieuse et vous en resservir chez vous, mais n'oubliez pas de me remercier en votre for intérieur).
Quoiqu'il en soit en reniflant la dite chaussette je m'aperçois qu'elle est en fourrure. Je n'achète jamais des chaussettes en fourrure, ce n'est plus à la mode depuis au moins un an, et puis ce n'est pas la saison. Jamais. Mais bon, en plus d'être en fourrure, elle a des pattes, une tête et d'un air penaud me lêche l'oeil. Ca fait un mal de chien.
Je tiens à vous rassurer tout de suite : à ce moment-là et malgré une stupeur toute naturelle je n'ai pas essayé d'enfiler cette chaussette, qui n'était de toute évidence pas à ma taille.
Enfin bon tout ça pour dire que maintenant j'ai un chat. Jamais avare de bons mots, j'ai décidé de l'appeler Astrophe (oui il y a une blagouze, si vous ne la trouvez pas je ne peux plus rien pour vous). Les chats c'est cool. Et en plus le mien il est encore plus cool que les autres chats : non seulement il n'en secoue pas une de la journée (je le sais j'en ai passé plusieurs à le regarder faire), mais en plus il est trop intelligent.
Alors là je vous vois bien devant votre écran, à tordre la bouche en une moue dubitative (arrêtez vous êtes moche quand vous faites ça)... Et bien j'aime autant vous dire tout de suite : si, mon chat il est trop fort, oui Monsieur/Madame/Mademoiselle (rayez la mention inutile), et je le prouve!
Comment qu'il est trop balèze mon chat n°1 : c'est un artiste
Je viens de refaire les papiers peints chez moi, et comme un gros naze de béotien j'ai mis du papier uni. Ce n'est pas du goût d'Astrophe, qui a une sensiblité artistique autrement plus développée que la mienne. Qu'à cela ne tienne il a entrepris de refaire la décoration en agrémentant ces tristes murs d'entrelacs et d'arabesques du plus bel effet. Et comme en plus d'être créatif il est plein de ressources, il a réussi à n'utiliser pour ce faire que ses griffes! Il est actuellement en train de procéder à la redécoration de mon canapé (neuf lui aussi). Je pense qu'il est dans sa période grunge. Pour l'art, pour mon mobilier, pour la nouvelle atmosphère feng-shui de mon chez-moi : merci Astrophe!
Comment qu'il est trop balèze mon chat n°2 : il est attentionné
J'ai toujours eu du mal à me lever le matin, ce qui a parfois occasionné des arrivées tardives à mon boulot, ce qui fait plutôt mauvais genre. Grâce à Astophe, terminés les retards : afin d'être sûr que je sois dans les temps tous les matins il me réveille à coups de griffes une heure à une heure trente avant que le réveil sonne. Comme ça je suis sûr d'éviter les pannes d'oreiller! Et pour garder le rythme, il fait pareil le week-end. Pour mon patron (qui apprécie), pour mes cernes, pour ma cafetière : merci Astrophe!
Comment qu'il est trop balèze mon chat n°3 : c'est un philosophe
Étant particulièrement sensible au monde extérieur, Astrophe est tout à fait conscient que la vie est cruelle. Aussi, dans un souci d'équité il a décidé d'accorder une chance de survivre à sa nourriture. Ainsi avant de manger il chasse sa proie à travers tout l'appartement. Si elle réussit à se glisser sous un meuble, elle a gagné le droit de vivre. Il a beau être un prédateur-né, mon chat ne réussit à manger que la moitié de ce que je lui donne. Comme quoi, c'est plus malin que ce qu'on pourrait croire, une croquette. Pour mon aspirateur, pour les trucs qui craquent sous les pieds, pour le respect des Droits des croquettes : merci Astrophe!
Si avec ça je ne vous ai pas convaincu que mon chat est trop fort, je n'ai plus qu'à vous mettre en garde : la mauvaise foi peut être utile à petites doses mais en abuser vous rendra... euh comme moi en fait.
Astrophe, descends de ce clavierjzefjk kmmmmmmmmmmmmzqqqqqqqqqqqqqqqqqqq
15:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : chat, humour